03.02.2012
L'IVG non thérapeutique remise en question ... pas question !

Moi je pense à ces jeunes filles, très jeunes, trop ou pas... celles qui passent la porte du planning familial, qui s'installent dans la salle d'attente en pensant à leur prochain ciné, à leur dernière mauvaise note, aux fesses du prof de sport, à leurs histoires de gamine. Celles qui entrent parfois en consult avec leur mère, parce qu'elles ne sont même jamais allées voir un gynéco. Celles qui disent le regard vague et fuyant "je n'en veux pas".
Moi je pense à celles qui sortent de la mater, qui prennent un peu les choses à la légère, parce qu'on est pas parfaites, et qui sont tellement fières de redevenir femme, et d'aimer ça, et qui se retrouvent à brandir une bandelette positive, avec leur petit de trois mois dans les bras. Celles qui ne font pas les fières en retournant à la mater, parce qu'on les avait prévenues, parce que ça arrive, et pas qu'aux autres. Celles qui diront parce qu'elles ne se sentent pas de faire autrement "je n'en veux pas".
Moi je pense à celles qui en ont déjà un, deux, trois et pour qui c'était terminé. Et puis comme rien n'est infaillible, que ce soit la contraception ou la proctection (la capote, j'ai pas peur de le dire, mais ça ne rimait pas c'était pas beau) (pas besoin de les blâmer publiquement, celles là s'en veulent assez comme ça). Une fois, une pauvre fois. Et elles passent la même porte que les fillettes du début de mon histoire. Sauf que contrairement à ces jeunettes novices, elles, elles ont remarqué qu'au milieu du couloir se trouve une salle d'attente pleine de bidons de femmes enceinte et ravies de l'être. Et quand elles doivent répondre à la fatidique question, elles essayent de mettre de côté tout ce qu'elles savent du bonheur d'avoir un enfant en plus d'un autre, que tout ça se multiplie et ne se divise jamais. Mais parce qu'elle ne peut pas le faire, elle dira "je n'en veux pas".
Il y a des tas de situations comme celles-ci où l'avortement n'est pas thérapeutique. Pour autant, doit-on faire comme si il était un crime ? N'est-ce pas une avancée précieuse que de permettre aux femmes de ne pas payer pour l'erreur, la maladresse, la légèreté, d'un homme ET d'une femme ? Le remboursement d'une IVG "de confort "(rha ça me dégoute ce qualificatif) serait alors remis en question ?
Si j'étais moi-même une voix de la scène politique en ce moment, je n'aurais pas parlé à la place de ceux qui ont osé dire ça...
Mais ici, ma voix est celle qui s'exprime sans honte, sans complexe, sans tabou et surtout sans limite. Moi je veux que ces femmes là continuent à ne pas être prisonnières de ce qui leur tombe dessus. Autant que je veux que celles qui n'y arrivent pas soient aidées.
Je suis pour la liberté d'être mère ou de ne pas l'être.
Alice

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Commentaires
C'est choquant qu'une telle idée revient sur la place publique !
Écrit par : Soma | 03.02.2012
Répondre à ce commentaireton article me touche beaucoup, puisque le sujet me parle personnellement (mais si il devrait toucher toute les femmes en faite)
Je le trouve tellement vrai.
Je n'arrive pas a comprendre qu'on arrive a faire un bon en arrière comme ça, que ce genre d'idée revienne a la charge.
Je ne pense pas que le trou de la secu vienne des IVG, il serait bon de chercher d'autre solution !
Écrit par : ladybutterfly | 03.02.2012
Répondre à ce commentaireavoir un enfant doit rester un choix surtout pour le bien être du bébé, si il n'est pas aimer il n'en sera que malheureux toutes son enfance.
Je partage ton avis, l'erreur peut être commise et on doit avoir le choix de la solution.
Écrit par : lily | 03.02.2012
Répondre à ce commentaireJe suis bien d'accord avec toi !!!
J'espère que cette loie ne passera jamais !!!
Bonne journée !!!
Écrit par : laetibidule | 03.02.2012
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